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Jolis fruits dans les arbres

Les reconnaissez-vous ? Ces jolis fruits en formation adoptent de somptueux coloris qui prolongent l'intérêt de la floraison. Ils sont rarement mis en avant comparé à l'attrait du feuillage, des fleurs, voire de l'écorce. Pourtant le miroitement des samares, des gousses et autres fruits procure un effet décoratif indéniable, peu sensible aux aléas climatiques.

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1. Les fruits décoratifs

Choisir un arbre d'ombrage exige de la réflexion, de savoir peser le pour et le contre, de mettre en avant les avantages de chacun... Le volume est un critère déterminant bien que souvent la floraison passe en premier, la couleur du feuillage parfois pourpre ou panaché, le flamboiement automnal, parfois la couleur de l'écorce et bien souvent les fruits sont oubliés ! Pourtant, ils résident sur l'arbre bien plus longtemps que ne dure la floraison ajoutant un contraste bienheureux à la frondaison. Découvrons ces richesses que nous offre la nature.

2. Les érables
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Capsules du paulownia tomentosa
Ils constituent une très grande famille issue principalement de Chine et, d'Amérique du Nord et d'Europe dans une moindre mesure. Les érables sont des arbres de taille très variable, le plus souvent caducs et qui se distinguent par la coloration automnale du feuillage. Certains sont inféodés à une terre acide comme les érables japonais (Acer palmatum, A. japonicum, A.davidii), tandis que les autres sont indifférents et acceptent facilement le calcaire et des sols relativement secs (A. cappadocicum, campestre, monspessulanum, ginnala, negundo, buergerianum, etc.).
La floraison est en revanche insignifiante, mais elle est suivie de fruits caractéristiques formés de 2 ailes : les disamares. Ces ailes leur permettant de virevolter à maturité comme des hélicoptères pour conquérir de nouveaux sites font la joie des enfants. Avant cela, ils égayent les rameaux verts de nuances rougeâtres qui scintillent au soleil. Tous les érables produirent des disamares, de taille plus ou moins importante, avec des angles variables entre les ailes, qui passent par des teintes rougeâtres avant de verdir, brunir avec plus ou moins d'intensité.


3. L'arbre de Judée

Le Cercis siliquastrum est un petit arbre, dépassant rarement 8 m de haut, typique des rivages de la Méditerranée et de la mer Noire. Sa floraison magenta, plus ou moins intense selon les cultivars, apparaît en avril-mai directement sur le tronc et les branches alors que les feuilles ne sont pas encore sorties. Elle se prolonge jusqu'à la formation définitive de son feuillage reconnaissable à ses limbes très arrondis. La fructification est tout aussi spectaculaire. Des gousses plates violet-rose d'une dizaine de centimètres illuminent la frondaison vert bleuâtre durant les quelques mois qui suivent avant de brunir. Durant l'hiver, les gousses persistent longuement sur les branches tortueuses à l'écorce sombre.
Il existe des cultivars à fleurs blanches ‘Alba' et rose soutenu ‘Rubra'. D'autres espèces moins répandues originaires des Etats-Unis (C. canadensis) ou de Chine (C. sinensis) se révèlent bien plus rustiques (-25°C). C. siliquastrum pousse jusqu'en Région parisienne (résiste à -15°C) dans un endroit abrité. Laissez-le exprimer sa silhouette pendant les 5 à 10 premières années en évitant de le tailler.
Pour la petite histoire, l'arbre de Judée fut ramené en Europe au moment des Croisades par les pèlerins. La légende raconte que les fleurs à pétales oblongs seraient nées des larmes du Christ et leur couleur, de la honte éprouvée par Judas après sa trahison et qui se serait pendu à ses branches.

 

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            Cercis siliquastrum   


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Gousses du cercis siliquastrum

     
4. Gleditsia triacanthos
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Fruits du Gléditsia triacanthos

Les fruits du févier d'Amérique lui ont valu son nom vernaculaire car il produit de grandes gousses couleur acajou très décoratives, mesurant jusqu'à 30 cm de long !
L'arbre développe un port gracile avec des branches grêles et un feuillage finement divisé, doré chez le cultivar ‘Sunburst'. Chez l'espèce type, la taille de l'arbre frôle les 20 m, 5 à 15 m seulement chez les cultivars. L'autre particularité du févier sont ses épines longues et acérées présentes sur le tronc. Vous pouvez transformer un alignement de féviers en véritable haie défensive munie d'épines de 25 cm de long si vous les taillez régulièrement. Mais la plupart des cultivars sont sans épines, on les qualifie « d'Inermis ».
Plantez le févier dans un endroit découvert. Il offre une ombre légère et résiste parfaitement au froid et à la pollution.


5. Le Paulownia tomentosa

Paulownia et Catalpa sont souvent confondus car leur feuillage immense en forme de cœur est assez similaire. En revanche, les fleurs et fruits sont très différents. Le Paulownia tomentosa dresse des hampes violet clair de 25 cm de haut en bout de branches avant l'apparition des feuilles et ses fruits sont de grosses capsules beiges. Le Catalpa bignonioides fleurit en juillet en panicules blanches tachetées de jaune et de pourpre et ses fruits sont des sortes de haricots cylindriques (siliques) qui lui donnent un aspect pleureur en hiver. Les 2 arbres ont une croissance rapide qui atteint 12 m et plus. Attention, chez le cultivar ‘Nana' (catalpa boule), la hauteur est limitée à 5 m mais il ne fleurit pas ! Le Paulownia exige un endroit abrité pour fleurir correctement car ses bourgeons formés dès l'automne peuvent être anéantis par le froid.

6. Les magnolias

A la floraison magique de ces arbres s'ajoute
 une fructification étrange en forme de cône rosâtre. Cette configuration en capsules spiralées laissant échapper de petits rubis (les graines) s'explique par l'origine très ancienne des magnolias. Ils font partie des plantes à fleurs primitives dont le fossile du fruit a été retrouvé datant du Crétacé (100 millions d'années). Malgré leur bonne rusticité qui leur a permis de survivre aux glaciations, la floraison des magnolias de printemps peut être endommagées par des gelées.

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A noter

gousses_du_koelreuteria_paniculata_180 Le savonnier (Koelreuteria japonica)  produit des lampions brun rosé qui font suite à une jolie floraison jaune, l'Ostrya carpinifolia (charme houblon)  se pare de chatons couleur paille tandis que le Melia azedarach déploient des chapelets de perles orangés . Sur la Côte d'Azur, le Jacaranda mimosifolia  affiche d'étranges « castagnettes » beiges, après une floraison bleu-mauve.



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